Veille Internationale : La Corée du Sud

Bilan et Faits marquants

La Corée du Sud : un challenger plein de ressources

La Corée du Sud est devenue la 13e économie mondiale, au sein de laquelle s’épanouissent des leaders mondiaux comme Samsung, LG ou Hyundai.

L’année dernière, le pays se situait dans les premiers rangs pour l’électronique, la construction automobile et navale ou encore la sidérurgie. Sa croissance a atteint près de 3 %, son taux de chômage était légèrement inférieur à 4% et son excédent commercial avait atteint un niveau record en 2013, à 32 milliards d’euros.

Sans ressources naturelles sur son territoire, la Corée a bâti toute sa réussite économique sur l’exportation de biens manufacturés. Dans les années 60, elle se focalise sur les secteurs à faible valeur ajoutée, dont le textile. Elle produit alors du très bas de gamme, pour pouvoir exporter beaucoup et à bas prix. À partir des années 70, elle se tourne vers les produits électroniques, puis vers les automobiles, la mécanique de précision ou encore les biotechnologies. En parallèle, la Corée investit de plus en plus dans la recherche. Depuis 2002, la part de son PIB consacrée à ce domaine a presque doublé.

Cette prédominance des exportations rend la Corée très sensible aux soubresauts de l’économie internationale. Ainsi, à la suite de la crise bancaire de 1997, elle enregistre une récession de près de 7%. De même, les années 2008 et 2009 la voient atteindre une croissance presque nulle. Mais, dans les deux cas, l’économie repart dès l’année suivante.

Début juin 2014, l’OCDE notait que « les perspectives économiques de la Corée à court terme sont positives» et lui prédisait une croissance de l’ordre de 4% en 2014 et 2015. Revus légèrement à la baisse depuis (3,3% en 2014 et 2,8% prévus en 2015). L’organisation indiquait toutefois que, à plus long terme, le pays est menacé par«des problèmes structurels persistants». Parmi eux, on retrouve notamment le poids trop important des grands conglomérats industriels dans l’économie et le développement croissant des inégalités.

Aujourd’hui, un certain nombre de marques de mode françaises exporte déjà en Corée mais ce pays reste encore méconnu des Français. Le «hallyu» ou «vague coréenne» ne semble pas encore avoir vraiment touché la France.

Le 18 septembre dernier, l’Année France-Corée 2015-2016, qui vient célébrer les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a été lancée officiellement. Elle marque la volonté des deux pays d’intensifier leurs relations, de valoriser toute la richesse et la diversité de leurs échanges résolument tournés vers l’avenir.

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