3 questions à ... Narjisse Temmim, Directrice d'Ellozze

La marque Carolina Ritzler fait peau neuve et devient ELLOZZE. Sa directrice, Narjisse Temmim, décrypte ce changement de nom et son impact sur le style et la stratégie.

Pourquoi Ellozze ?

Avec le départ de Caroline, il semblait évident qu’il fallait faire évoluer la marque tant au niveau du nom que de l’identité visuelle. La combinaison restant, bien sûr, la signature maison. Ce vêtement fascinant donne de la puissance à toutes celles qui osent le pas… D’où le nouveau nom ELLOZZE qui reflète bien l’esprit de cette jeune entreprise. Nous avons décidé de continuer, avec audace et détermination, à habiller des femmes qui osent se distinguer à travers un style, une attitude. C’est une façon de rendre hommage à toutes celles qui incarnent l’irrévérence de la Parisienne sans jamais négliger l’élégance. Ce nom résolument empreint de dynamisme symbolise également nos valeurs. Enfin, la signature d’HEC, « apprendre à oser » m’a inspirée. Cette formule est ancrée dans ma philosophie de vie. J’ai appris à oser, j’ai rebaptisé cette jeune maison pour lui donner un nouveau souffle, elle ose, ELLOZZE.

 

Et la création ?

La création est désormais confiée à un collectif de designers venant d’univers différents. J’aime l’idée que différentes générations de créatifs associent leurs idées, leurs inspirations, leurs cultures pour donner vie à un vestiaire construit autour de la combinaison et de ses déclinaisons. Pantalon taille haute ou carotte, top volumineux ou fittés : la combinaison se scinde et offre soudain mille et une équations pour encore plus d’allure.

Il y a aussi des changements dans le choix des tissus et matières avec des gammes de couleurs plus larges et des prints exclusifs pour chacune des collections. Ce vestiaire accompagne les femmes dans leurs journées plurielles et s’adapte à leur style de vie : la working girl, l’artiste, la dentiste, la prof, l’avocat, la consultante, la « lève tôt », la « couche-tard »…

Nous allons également donner une nouvelle dynamique à la marque en invitant des personnalités de mode à s’exprimer à travers des capsules en série limitée. Cet automne, nous avons lancé une première collaboration avec Peggy Frey, une fan absolue de combinaison. Sa capsule est inspirée par Gordon Gekko au look « wall street – working girl » avec une combinaison en flanelle grise, un manteau et une veste sans manche.

 

Quelles sont vos ambitions ?

Les chantiers sont nombreux mais j’ai la chance d’être bien entourée et heureuse de constater que l’histoire humaine qui a fait la force de cette jeune start-up se prolonge. Je suis entourée d’une équipe de femmes solidaires à la fibre entrepreneuriale très forte qui organise notre production, la communication digitale et le e-commerce – un enjeu prioritaire de développement pour cette nouvelle marque. C’est le cas également en externe, avec les experts que nous sollicitons en fonction des sujets et qui croient énormément au potentiel de cette aventure. Je peux citer, par exemple, Lucas Mongiello de l’agence Havas qui nous a apporté son soutien dans la création de l’identité visuelle, le graphisme, le logo ou encore le couple mythique Sofia et Mauro pour les premières images ELLOZZE.

Le made in France reste un pilier fondamental de notre business model. Il est essentiel de nous inscrire durablement dans une démarche éco-responsable. Je travaille actuellement sur une stratégie d’upcycling et sur la réduction des cycles de production ; ce qui permettra d’apporter une meilleure réponse à des clients français et internationaux toujours plus exigeants.