La filière Mode & Luxe rassemblée

Le 8 janvier a été signé le contrat stratégique de filière pour la Mode & le Luxe par les Ministres de l’Economie et de la Culture en présence des Présidents de toutes les fédérations du secteur (Mode, Horlogerie, Maroquinerie, Chaussure, Couture, Joaillerie…).

C’est un grand pas et je tiens à remercier ici, Guillaume de Seynes, directeur général d’Hermès et Président du Comité Stratégique de Filière, pour avoir su si bien mener les débats de cette très large assemblée.

Ce contrat engage les signataires autour de priorités majeures :

          La formation et les compétences,

          La capacité industrielle de production,

          L’écosystème entrepreneurial et l’accompagnement des marques,

          Le développement durable,

          Le développement international.

La Fédération a participé à l’ensemble de ces travaux, et j’ai personnellement pris la responsabilité du groupe dédié à l’écosystème entrepreneurial et l’accompagnement des marques.

Nous nous sommes fixés pour priorités :

·         La confortation des moyens financiers de l’IFCIC, dont les instruments d’aide au financement des marques, notamment des plus jeunes, sont d’une aide précieuse ;

·         La mise en place d’un accélérateur sectoriel destiné aux PME de la filière par la BPI, qui manque aujourd’hui pour soutenir et structurer les jeunes entreprises ;

·         L’approfondissement de la réflexion pratique sur les nouveaux modèles économiques par la création d’une Chaire dédiée à l’Institut Français de la Mode.

De nombreux autres projets fédérateurs sont nés des travaux du Comité Stratégique de Filière pour revitaliser l’image des métiers techniques de la mode, renforcer la qualité de la formation, aussi bien initiale que continue, améliorer la compétitivité de la sous-traitance, lancer des projets pilote en matière de traçabilité et de recyclage, et bien sûr favoriser le développement international des entreprises… autant de domaines qui détermineront la compétitivité de la filière dans les prochaines années.

A l’occasion de cette signature, l’Institut Français de la Mode a annoncé officiellement sa fusion avec l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture. L’Institut Français de la Mode, dont les professionnels de l’Habillement sont membres fondateurs, comptera à terme 1000 étudiants et 3000 cadres en formation, avec la ferme ambition de se situer rapidement au plus haut niveau mondial tant en création qu’en management et en savoir-faire.

Il appartient maintenant à tous les signataires d’en donner une traduction concrète pour les entreprises, et donc -c’est une condition sine qua non !- de mobiliser (et de sécuriser !) les ressources financières nécessaires à la réalisation de ces projets, en particulier celles des comités de promotion et de développement comme le DEFI… mises à mal par la dernière loi de finances.

Compte-tenu de la situation de ce début d’année, il y a urgence.

 

Pierre-François Le Louët
Président de la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin