3 questions à . . . Hervé Bloch, fondateur des BigBoss   

Hervé Bloch, fondateur des BigBoss   

Depuis ses débuts dans le e-business chez IBM en 1999, où le diplômé d’école de commerce a vu fleurir les premières startups françaises à qui il vendait des serveurs et des logiciels, Hervé Bloch a toujours travaillé dans l’univers du digital. Dix ans plus tard, il fonde Digilinx, une société de conseil et de mise en relation où il cumule les activités : auteur sur le marketing digital, apporteur d’affaires, intervieweur de patrons du e-commerce… Fort de son expérience, l’entrepreneur finit par organiser un premier événement pour rassembler les membres de son réseau, avant de monter un événement au ski en 2013. Les BigBoss étaient nés, avec presque 180 personnes pour la première édition. Depuis, les deux sessions (hiver et été) organisées chaque année réunissent chacune plus de 600 personnes.    

Parlez-nous des BigBoss ? De son concept et de son mode de fonctionnement ? 
Réunir sur deux jours les dirigeants des branches marketing et numérique des grandes entreprises et les prestataires du e-commerce dans une même ambiance certes très professionnelle mais surtout détendue, tel est le concept des BigBoss. Voyages (Val Thorens, Marrakech, la Crète ou la Grèce), cocktails, déjeuners, diners… On gère tout de A à Z. Côtés finances, ce sont les sponsors qui, comme dans un hall d’exposition classique, payent pour interagir avec tout cet écosystème. 
   
Le cœur de l’évènement est sans conteste le moment du speed dating (un jour de rencontre en mode matchmaking, un deuxième jour de networking afin de conforter les échanges).  
Selon un planning, organisé grâce à un algorithme, chaque “big boss“ et chaque prestataire a une vingtaine de rendez-vous. Le prestataire a alors sept minutes pour convaincre son interlocuteur, le tout sans aucune pression commerciale. Je pars du principe que la séduction amoureuse a les mêmes bases que celles de la séduction business. Pour faire de bonnes affaires, il faut se plaire. Comprendre : c’est d’abord une relation humaine. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas sain, et donc pas viable. Les notes se présentent sous forme de smiley : un smiley vert indique une opportunité de deal commercial, un rouge non.    

Presque deux deals sont signés en moyenne par participation et par “big boss“. S’il est important que le “big boss“ passe un bon moment, il est aussi évident que le prestataire ait un retour sur investissement.    

En quoi les BigBoss ont-ils un impact sur le secteur de la mode et de la beauté ?  
En octobre 2017, nous avons organisé en partenariat avec La Redoute notre premier BigBoss autour de la mode et de la beauté. Directeur général, directeur digital, directeur retail… Toutes les personnalités qui œuvrent pour le digital étaient les bienvenues. Chaque intervention accueille des intervenants pointus comme ceux issus de la Fashion Tech. Prenons l’exemple de la startup Allure Systems. Cette dernière utilise des images pour donner l’illusion que ce sont de véritables mannequins qui présentent les vêtements d’une marque. L’intérêt est donc financier car plus besoin de shooter chaque pièce d’une collection sur un modèle réel. C’est ce genre d’innovation que les “big boss“ viennent chercher en participant à nos événements. Le 20 juin prochain, nous organisons un dîner VIP spécial Retail Mode et Beauté et, en octobre 2018, un évènement sur deux jours autour du même thème.    

Quels en sont les enjeux ?  
La fidélisation, l’intelligence artificielle, l’approche personnalisée du client, le shopping connecté : tels sont les enjeux d’aujourd’hui et de demain. En elle-même, la mode est un secteur très pointu. Maitriser et connaitre toutes les innovations déjà en place et celles à venir, c’est tout simplement impossible. Echanger ses bons plans, multiplier les rencontres, mettre en relation, c’est déjà ce que nous proposons avec les BigBoss.